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Superstitions, origines probables

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Superstitions, origines probables

Message par Invité le Mar 22 Sep - 2:54

Superstitions…
Les origines, probables…


Les superstitions ont très certainement du faire leurs apparitions en même temps que les croyances. Ce qui revient à dire à la nuit des temps, avec les premiers hommes qui ont ébauché l’art et les rîtes funéraires…
Les superstitions sont donc les proches cousines des croyances clarifiant l’inexplicable et l’impalpable, pré-conscience des forces qui nous entourent et sur lesquelles nous avons toujours voulu exercer un certain contrôle…
Bien sur les croyances des uns sont considérées comme des superstitions par les autres. Le christianisme voit les rîtes païens comme du folklore de bonne-femme (oui, avec un certain dédain !) et vice versa d’ailleurs !
Mais quelle que soient nos croyances personnelles, nous avons tous « cru » à un moment donné aux portes bonheurs ou aux coups du sort…
Raprochable de la « pensée magique » (concept psychologique) des enfants, (si je marche sur toutes les bandes blanches du passage piéton, j’aurai une bonne note à mon contrôle de math… oui, on a tous fait ça !), les superstitions fonctionnent sur le même mode. Telle action ou non action apportera ou évitera le résultat escompté selon les cas… Le sel renversé, le parapluie ouvert dans la maison, les échelles, les trèfles à 4 feuilles etc… tout cela dans le seul but d’éviter le mauvais œil ou de se porter chance en conjurant le mauvais sort. Ces « rituels » ancestraux nous sont parvenus de si loin que nous en avons oublié leur sens premier (souvent lié au bon sens pratique d’ailleurs). Alors j’ai cherché à retrouver certaines de ces origines, probables…


-Un miroir brisé, 7 ans de malheur…


Dans l’antiquité les miroirs servaient à la divination. Les grecs utilisent des cruches remplies d’eau et de petit miroirs qui devaient révéler l’avenir de la personne qui se reflétée à sa surface. Si par mégarde un miroir glissé et se briser, le voyant pouvait l’interpréter comme le signe d’un destin brisé, d’une mort proche et certaine…
Au XVème siècle, les premiers miroirs plats étaient recouvert d’argent et donc très onéreux. Ils étaient fragiles et demandaient le plus grand soin lors de leur manipulation. Ainsi les riches maîtresses de maison clamaient à leur domestique qu’un miroir brisé valait 7 ans de malheur, soit 7 ans sans salaire pour rembourser l’objet…


-Le parapluie ouvert dans une maison, malheur !


Cette idée est ressente et daterait du XVIII ème siècle, en Angleterre. Les premiers parapluies, création britannique ben oui de fait, étaient en en armature métallique sans sécurité et étaient donc de vrais dangers public ! Ainsi, ouvrir un parapluie dans un espace clôt revenait à prendre le risque d’éborgner un enfant ou à moindre échelle, de briser un objet de valeur… Ainsi cette superstition est née dans un but de dissuasion et relève du bon sens pur !

-Passer sous une échelle, méfiance…


Cette superstition viendrait du fait que l’échelle appuyée contre un mur forme un triangle, symbole de la sainte trinité et pour un simple mortel, traverser un triangle revenait à profaner un espace sacré. De même, une échelle ayant été appuyée sur la croix du Christ lors de la crucifixion elle est donc associée à un symbole de cruauté, de trahison et de mort.
Au XVII ème siècle, on oblige les condamnées à mort à passer sous une échelle tandis que le bourreau la contournait.
On peut aussi y voir une simple expression du bon sens car passer sous une échelle est avant tout prendre le risque d’être frappé par un outil échappé par l’ouvrier perché sur celle-ci…


-Ne jamais poser le pain à l’envers…


Au moyen âge, le jour des exécutions, le boulanger gardait le pain du bourreau en le mettant à l’envers. Le préposé aux pendaisons, et autres joyeusetés, symbole de mort, était craint (on le serait à moins…) ainsi, personne ne se serait avisé de prendre le pain qui lui était réservé !

-Ne jamais allumer 3 cigarettes à la même flamme…


Cette superstition, contemporaine, viendrait de la première guerre mondiale, dans les tranchées… Si les soldats allumaient de nuit leurs cigarettes à la même allumette, cela permettait à l’ennemi en face de repérer à la première, d’ajuster le tir à la seconde, et de tirer à la troisième…

-Jamais de vert au théâtre…


Plusieurs explications. Le costume que portais Molière le soir de sa dernière et funeste représentation aurait été vert.
Sinon, pendant longtemps, la teinture utilisée pour le vert était faite à base d’oxyde de cuivre (oui, oui cyanure !)Et aurait donc entrainé la mort par intoxication de plusieurs comédiens affublés de ces costumes vert trop longtemps…


-Je touche du bois !


Cela remonterait à la civilisation perse. A cette époque on touchait du bois pour se mettre sous la protection du dieu Atar. Pour les chrétiens, c’est le bois de la croix du Christ que l’on touche, certains auraient même arraché des petits bouts de cette croix qu’ils gardaient sur eux pour se prémunir du mauvais sort…

-Sel renversé, dispute assurée !


Au moyen âge, le sel était d’une grande utilité puisque c’était le seul moyen de conserver les aliments, mais également couteux puisqu’il faisait l’objet d’un impôt, la gabelle. Renverser du sel était donc sans nul doute une maladresse impardonnable et devait être souvent suivi d’une bonne dispute pour avoir gaspillé une denrée si rare…

-Le chiffre 13…


Dans l’antiquité, le 12 était le chiffre parfait que l’on retrouve souvent (12 dieux de l’Olympe, 12 mois de l’année solaire, 12 signes du zodiaque, les 12 apôtres…). Le 13 était donc le chiffre qui vient rompre la perfection, l’harmonie… Ainsi, dans la bible, la Cène représente les 12 apôtres autour de Jésus élevant ainsi leur nombre à 13 avec la fin funeste qu’on sait (de là viens l’idée qu’un repas à 13 convives finira mal…). Dans le tarot, l’arcane 13 est l’arcane sans nom et est souvent interprété comme la mort. Lucifer serait le 13ème Ange…

-Et le vendredi alors ?


A Rome, dans l’antiquité, le vendredi était jour des exécutions.
Jésus aurait été crucifié un vendredi, de même pour le jour du déluge qui fit prendre à l’arche de Noé les eaux…
Philippe le Bel donna l’ordre le vendredi 13 octobre 1307 de faire massacrer les templiers, ce qui fut fait dans la nuit.
Dans la mythologie nordique Frida (qui donna Friday, vendredi en anglais, le jour de Frida), fut bannie par le christianisme et considérée comme une sorcière, son jour, le vendredi, fut donc considéré comme le jour des sabbats, où elle aurait rassemblait 11 de ses consœurs et le diable en personne pour se venger…

Voilà donc quelques explications probables des superstitions les plus rependues… Bien sur le trèfle à 4 feuilles est considéré comme porte bonheur car il est rare (enfin l’était avant les sélections génétiques…), un fer à cheval trouvé se revendait à bon prix donc apportait un peu d’argent à l’heureux découvreur…
On trouve donc des explications religieuses, souvent elle-même basées sur des mythologies encore plus anciennes, mais aussi des raisons historiques et pratiques, simple expression contextuelle du bon sens…
Il faut savoir que chaque culture possède ses propres superstitions, en lien avec leur histoire, leur croyance populaire, ainsi par exemple, en Italie c’est le mardi 13 qui est craint, ben oui…
Il y en a de toute sorte, de tout temps, toujours en application pour certains, d’autres désuètes mais elles font désormais partie de nos inconscient collectif, geste répétés de génération en génération même si leur sens et utilités de base ont été oubliés depuis longtemps…
Pour ma part, je ne suis pas superstitieuse, ça porte malheur!

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