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Stephen King : rose red

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Stephen King : rose red

Message par Joxar le Jeu 21 Jan - 16:56





Les
neufs explorateurs de Rose Red nous ayant été présentés (voir "Rose Red
– Partie I"), les voilà réunis devant l’entrée de la demeure. Nick
Hardaway (Julian Sands) devine que Steve Rimbauer (Matt Keeslar) a eu
dans son enfance une vision dans l’une des pièces de Rose Red, mais ce
dernier refoule ce souvenir et refuse donc d’en parler.


Le
professeur Reardon (Nancy Travis) invite alors Pam Asbury (Emily
Deschanel) à faire la première expérience de leur exploration :
imposant ses mains sur la porte d’entrée, elle capte les paroles du
fantôme de Sukeena (Tsidii Leloka), la servante d’Ellen Rimbauer,
accueillant Bollinger quelques heures plus tôt…


Tandis
que le groupe pénètre dans la demeure, Annie Weathon (Kimberly J.
Brown), restée en retrait, voit une colonne de feuille morte
tourbillonner devant elle, puis la fontaine se remettre en marche, tout
comme l’horloge située à l’intérieur de la bâtisse. Lorsqu’elle rentre
à son tour dans le couloir, les portes se referment violemment derrière
elle. Un ravissement pour le professeur Reardon, qui tient là une
première preuve de la vie qui anime encore Rose Red…


La
deuxième partie de "Rose Red" contient les plus gros défauts du film.
La faute, sans doute, à un format trop calibré pour de tant de
personnages. Autant cela pouvait ne pas poser trop de problèmes dans la
première partie, qui installait les éléments en y laissant du mystère,
autant cela est un peu gênant dans celle qui doit porter au grand jour
les premiers grands développements, et on se surprend à se sentir un
peu gêné aux entournures dans la vaste demeure de "Rose Red"… Effet
très embêtant, car les premières victimes n’auront finalement pas eu le
temps de se dévoiler à nous et seront resté des présences à peine
esquissées, tandis que les Rimbauer resteront pour une grande part
énigmatiques, presque absents.


C’est
le personnage de Nick Hardaway (Julian Sands) qui a ici la part belle,
le film se concentrant volontiers sur la relation complice qu’il
établit avec Annie Weathon et sa sœur Rachel, donnant une alternative à
la pure exploitation que fait le professeur Reardon de la petite fille,
et recelant une indéniable émotion. Le professeur Miller, autre
personnage particulièrement réussi, ne prendra malheureusement pas
l’importance qui devait être la sienne, le remarquable David Dukes
étant décédé pendant le tournage (le film lui est dédié). La production
a donc décidé de développer le personnage de la mère d’Emery Waterman
(qui devient d’ailleurs infect), donnant lieu à des scènes comiques
dont l’hystérie se teintera rapidement d’épouvante. A signaler enfin,
le caméo de Stephen King, qu’on laissera découvrir au spectateur et où,
comme souvent, l’auteur se donne le mauvais rôle (dans "Maximum
Overdrive", un distributeur de billet lui proposait déjà d’aller se
faire foutre !).


Au niveau de
l’exploration de "Rose Red", cette deuxième partie commence bien.
L’équipe devant s’équiper de corde pour ne pas se perdre dans ses
labyrinthes, on commence à découvrir l’ampleur de cette entité
fantastique, en particuliers certains lieux comme l’immense couloir
conçu par Sukeena, la bibliothèque au miroir, etc., où les présences
qui hantent "Rose Red" vont se manifester en essayant de piéger les
intrus. Malheureusement, en dépit d’effets spéciaux réussis, cette
exploration s’avère de courte durée, d’où une relative déception. A
quoi bon un manoir si gigantesque si c’est pour se retrouver les
trois-quarts du temps en cuisine et en salon ? Même la façon dont "Rose
Red" manipule individuellement chacun des personnages manque de
conviction, sans doute parce qu’en rester à la touche minimaliste
n’était plus de mise dans cette partie. Reste un final angoissant et de
bonnes scènes, dont l’élégance et la beauté ténébreuse font aisément
pardonner le manque d’originalité.


Sans
sombrer aucunement dans le ratage grâce à sa qualité de réalisation,
"Rose Red – partie 2" est donc beaucoup moins réussi que la première
partie, ne parvenant pas vraiment à donner vie à ses possibilités et ne
parvenant guère à surprendre. Le public américain en fut d’ailleurs
désappointé et l’audience baissa de façon drastique… Fort dommage, car
"Rose Red – partie 3" s’avère plus abouti.



@stephen-king.com
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Joxar
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