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Les Fées

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Les Fées

Message par Ghost-Spirit le Sam 13 Mar - 3:18


Les fées


(Lac de Roselend à Beaufortain dans Les Alpes)

Mystérieuse, la femme le restera toujours pour les hommes…. Bien plus encore lorsque, dans le domaine de l’étrange, elle devient fée ! Perçues généralement comme bénéfique, douées de pouvoirs surnaturels, les fées sont les héritières, dans la mythologie celte puis dans nos traditions et nos contes, des Parques romaines qui, à l’aide de leur quenouille, déroulaient le fil du destin des hommes. Parfois, les fées sont nommées « demoiselles », ou « dames ». Comme toutes les figures de la féminité, elles sont souvent associées aux eaux : sources, lacs, étangs etc. Ne sont-elles pas un peu cousines des nymphes et des naïades ?
Fées des Eaux

Dans les romans arthuriens, la Dame du lac n’est autre que la fée Viviane... Dans le cher, le lac aux fées d’Henrichemont est bien connu ; qui viendrait à troubler ses eaux déclencherait une tempête ! Il est vrai que les brumes humides créent aisément des halos mystérieux dans lesquels on peut voir la traîne ou la coiffe légère et vaporeuse d’êtres délicats et féminins… En forêt de Fontainebleau, la mare aux Fées ne cesse de séduire peintres et photographes ; Les fées ne sont-elles pas, par nature, séductrices ? Aussi n’hésitent-elles pas, dans la lumière du clair de lune, à se baigner dans ces plans d’eaux, comme dans la mare aux Fées de Huelgoat. L’apparition de l’eau, facteur de vie, est en soi merveilleuse, et les fées trouvent naturellement leur place auprès des sources et des fontaines. Près de Dijon, le circuit pédestre de la Fontaine aux Fées, à Talant, passe bien sûr près de la source qui lui a donné son nom.
En Ariège, la fontaine de Fontestorbes jaillit d’une grotte ou tous les bruits résonnent. Certaines nuits, on y entend le choc des battoirs en or qu’agitent des fées lavandières bienfaisantes. En revanche, mieux vaut ne pas rencontrer les fées lavandières de Brennilis, dans le Finistère, où un énorme dolmen est leur maison. Quand elles tordent le linge, il en coule du sang ; et si un humain les découvre, elles l’obligent à tordre son propre linceul !En montagne, on ne compte pas les lacs des fées, comme celui du Beaufortain dans les Alpes, ou le lac d’Estoin, dans les Pyrénées. Là, dit-on, les fées se déplacent doucement dans des nacelles ornées d’or. En Corse, près de Tellano, un certain Poli d’Olmiccia fut séduit auprès du lac de la Fée par une femme mystérieuse qui l’obligea à l’épouser. Le bain des fées est aussi un thème fréquent : dans le Jura, c’est la fameuse Tante Arie, par ailleurs dispensatrice de cadeaux aux enfants, qui se baigne dans les bassins naturels. Pour faire fuir les intrus, elle prend alors la voix d’une vouivre. Ailleurs, l’action des fées est liée au fait de chercher à les voir à travers la surface de l’eau : bien des disparitions jamais élucidées sont des noyades qu’elles provoquèrent.

Fées des Bois


(Bois de Païolive en Ardeche)
Souvent, une grotte abrite la source : nombreuses sont les grottes des fées, aux Baux-de-Provence comme dans l’Herault ou dans le Gard, à Arcy-sur-Cure (Yonne) aussi bien qu’au pied de la Roche-Corbière, dans la haute vallée de la Loire, en Dauphiné comme en Savoie… Peu farouches, les fées sont même associées à une fontaine de village à Labastide-du-Vert, dans le Lot. Il est vrai qu’elles sont visiblement à leur aise dans cette région. Dans les environs de Bélaye, le bois des Fatsillières porte le vieux nom des fées, et il y en a un autre près du village voisin de Charrou. Dans le Jura, beaucoup de fées sont appelées « dames vertes » ; leur spécialité est de séduire les jeunes gens, de les attirer dans les bois et de les y perdre…
Dans les Ardennes, quasiment à la frontière belge prés du village de Breux, c’est encore mieux : au cœur du bois des Fées, un tertre (qui est peut-être une antique sépulture) se nomme « la bosse des fées » ; une source s’en échappe : c’est bien sûr la fontaine des fées, qui se perd dans le trou des fées… Un concentré de toponymes présents à travers toute la France, surtout en des lieux où la nature se donne rendez-vous avec l’étrange : en Ardèche, le célèbre bois de Païolive, où l’on se perd parmi les chênes blancs, est parsemé de grands blocs de calcaire aux formes animales ; comment le surnomme-t-on ? Le bois des Fées, bien sûr ! Dans la Somme, un secteur du bois d’Orville jouit d’une réputation dangereuse : près d’une mare aux eaux croupissantes, une vaste surface circulaire n’est recouverte que d’une pauvre végétation de genêts et de bouleaux, contrastant avec l’opulence de la forêt à l’entour ; c’est le bois aux Fées, et cette surface différente, le lieu d’un sabbat… Car les fées maléfiques ne sont guère différentes des sorcières, qu’elles retrouvent, en compagnie des loups-garous aux grands sabbats.

Fées Bâtisseuses


(Château d'Ussé en Val de Loire qu'on apelle aussi le Château de la Belle au Bois Dormant)
Parfois, les fées sont laborieuses : elles travaillent, la nuit, et se lancent dans d’audacieux chantiers de maçonnerie. Les fées bâtisseuses sont nombreuses en Orléanais,où un instituteur du village de Baule évoquait encore en 1893 la fée Houlippe, émergeant des brumes de la Loire sur un char tiré par deux colombes… Dans cette région, on leur attribue le pont et la tour de Beaugency, le chemin de César, une ancienne voie romaine, et plusieurs clochers comme ceux de Pithiviers ou Ferrières. Mais si elles sont surprises dans leur travail, leurs chantiers s’en ressent : on explique ainsi que le pont de Beaugency ne soit pas droit… Mieux encore, on affirme qu’une fée construisit le château de Chamerolles, pour l’offrir à Lancelot.
Ont-elles bâti le château d’Ussé, l’un des fleurons des châteaux de la Loire ? Peut-être ,n’est-ce pas que pour de simples interêts touristiques que l’on en a fait le château de la Belle au bois dormant… Douze fées du voisinage y vinrent assister au baptême de la petite aurore, lui offrant beauté et fortune ; mais on avait oublié l’invitation de Carabosse, fée aigrie et méchante ! On connaît la suite, et le sommeil de cent ans de la belle princesse réveillée enfin par le Prince charmant…
Une ville de Fées
Si les fées ont leurs fontaines, leurs grottes et leurs châteaux, elles ont même, en Auvergne, leur ville : près de Riom, dans le Cantal, on voit les ruines de la ville disparue de Cotteughe, la ville des fées. Selon la tradition, elles durent abandonner la citè précipitamment, y laissant un mirifique trésor caché dans un souterrain fermé par une dalle portant un anneau de bronze. Avis aux chercheurs éventuels : cette dalle est visible que le jeudi saint ou le jour de Pâques ; et quiconque s’emparerait du trésor déclencherait maintes calamités sur la région ! Au point qu’on se souvient qu’un téméraire qui le cherchait fut rossé, au XIXéme siècle, par les paysans du coin qui voulaient préserver la sérénité de la vie locale.
Mélusine

Parmi les fées, Mélusine jouit d’une réputation toute particulière. Fort belle, elle est chantée par les troubadours et devient l’héroïne d’un roman médiéval de Jean d’Arras au XIVéme siècle. Mais dès le XIIéme siècle, sans être nommée, elle était apparue dans la littérature comme une figure mythique du Moyen-Âge, associée à la maternité et à la lumière.

Au pays de Lusignan
Son territoire, c'est le Poitou et la Vendée, dont elle parcourt les forêts. Un jour, vers minuit, elle rencontre dans la forêt du Colombier, auprès de la fontaine de la Soif, un chevalier, Raymondin de Lusignan. L'homme est désespéré : dans un triste accident de chasse, il vient de tuer son oncle Aymard de Poitiers. Touchée par ses larmes, la fée le réconforte; plus, elle lui assure gloire et richesse sous condition qu'il l'épouse... Le prix de cette alliance? Que Raymondin ne tente jamais de voir son épouse le samedi. L'engagement est tenu, et la lignée brillante des Lusignan prospère : dix fils leur sont donnés.
Hélas! Le conte de fées... ne s'arrête pas là! Poussé par la jalousie, le comte de Forez, frère de Raymondin, laisse entendre que les activités de Mélusine, le samedi, sont coupables... Elle en aimerait un autre... Raymondin n'y tient plus : par un trou dans la porte, il épie son épouse qu'il découvre prenant un bain. Stupeur : elle est femme jusqu'à mi-corps, mais poisson au-delà de la taille! Mais on est un samedi...Folle de douleur devant le serment trahi, Mélusine se précipite par la fenêtre. Raymondin, lui, finit ses jours comme moine à l'abbaye catalane de Montserrat. Mais a chaque fois qu'un Lusignan va mourir, certains aperçoivent Mélusine dans les parages du château de Vouvant, que la fée aurait construit pour son bien-aimé en une nuit. Car Mélusine est une fée bâtisseuse; on ne compte plus les tours, les châteaux, les églises, les abbayes qu'elle aurait édifiés; à Lusignan, bien sûr, Vouvant, Mervent, Pouzaugues, Tiffauges, Saintes, Niort, Parthenay, Talmont et jusqu'aux remparts de la Rochelle. Et s'il manque ici une fenêtre, là une pierre, comme aux clochers de Niort ou de Parthenay, c'est que des importuns l'ont dérangée sur son chantier nocturne !

En passant par la Lorraine
Si grande a été la notoriété de Mélusine que sa présence est attestée bien au-delà de sa région d'origine. Tous les Lucé, Lucy, Luzy, Luzigny lui doivent peut-être leur nom. On la retrouve en Bretagne et en Normandie, et jusqu'en Champagne et en Lorraine. A Ligny-en-Barrois, on dit qu'elle habita le château aujourd'hui détruit; c'est la qu'elle aurait tissée ses premiers liens avec la famille de Luxembourg, qui la revendique comme aïeule. On la voit aux marges de la Bourgogne et de la Champagne, au château de Maulnes, près de Tonerre (Yonne). Un château très mystérieux construit au-dessus d'une source...

Viviane et Morgane


(Viviane et Morgane)
La Fée Viviane, la Dame du Lac, qui tient une grande place dans les romans Arthuriens, est l'une des figures importantes de la foret de Brocéliande. Ayant enlevé l'enfant Lancelot après la mort de son père, elle l'entraine en son domaine, au fond d'un lac, et assure son éducation, celle d'un preux chevalier. Elle le conduit ensuite à la cour du Roi Arthur, ou il est digne de prendre place autour de la Table ronde. Elle reçut de Merlin tous ses secrets, mais Viviane utilisa l'un d'eux pour faire disparaître l'enchanteur ! Certains textes ajoutent que Viviane instruisit Morgane, sœur ou demi-sœur d'Arthur, qui deviendra fée à son tour.

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Re: Les Fées

Message par Lestat le Mer 17 Mar - 0:27

Ba franchement, un très bonne article je trouve!! N'empêche que je ne savais pas qu'il existait réellement de mauvaise fées...Je pensais qu'elle était toute bonne mais de là à tuer un humains j'y aurais jamais cru^^

Merci pour cette article que je conseil de lire à tout le monde ^^

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